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Salaire ou dividendes au Québec

RRQ au lieu du RPC, RQAP, abattement fédéral, crédits de dividendes québécois : au Québec, l'arbitrage suit ses propres règles. Voici la comparaison, préremplie à 150 000 $ de bénéfice — ajustez-la à vos chiffres.

Bénéfice disponible pour vous payer, avant tout salaire ou dividende.

Revenus déjà gagnés cette année d'autres sources.

Inclure le coût employeur du RPC/RRQ

Compte la part de la société au RPC/RRQ (et au RQAP au Québec) sur le salaire comme un coût réel. Les propriétaires dirigeants sont généralement exemptés de l'assurance-emploi.

Salaire

93 699 $

Net pour vous

Impôt de la société 0 $
Impôt personnel 45 668 $
RRQ / RQAP 10 633 $
Taux effectif 37,53 %

Dividendes

99 372 $

Net pour vous

Impôt de la société 18 300 $
Impôt personnel 32 328 $
RRQ / RQAP 0 $
Taux effectif 33,75 %

Les dividendes vous laissent environ 5 673 $ de plus.

Le salaire crée aussi environ 26 026 $ de droits de cotisation REER ; les dividendes n'en créent aucun.

Estimation seulement, fondée sur des hypothèses simplifiées pour l'année d'imposition 2025. Elle ne tient pas compte de votre situation complète (crédits, revenus de placement, acomptes provisionnels, sociétés associées, etc.) et ne constitue pas un avis fiscal. Réservez un appel découverte gratuit pour un chiffre exact.

L'arbitrage entre salaire et dividendes ne se calcule pas de la même façon au Québec qu'ailleurs au Canada. Votre société cotise au RRQ plutôt qu'au RPC, le RQAP s'ajoute sur chaque dollar de salaire, l'abattement fédéral de 16,5 % modifie l'impôt personnel et le Québec accorde ses propres crédits d'impôt pour dividendes. La calculatrice ci-dessus tient compte de tout cela — voici ce qui se cache derrière les chiffres.

Ce qui change au Québec

  • Le RRQ au lieu du RPC. En 2025, l'employé et l'employeur cotisent chacun 6,40 % du salaire entre 3 500 $ et 71 300 $ (contre 5,95 % pour le RPC ailleurs au Canada), plus une cotisation supplémentaire de 4 % entre 71 300 $ et 81 200 $. Se verser un salaire coûte donc un peu plus cher en charges sociales au Québec.
  • Le RQAP. Le Régime québécois d'assurance parentale prélève 0,494 % (employé) et 0,692 % (employeur) sur le salaire, jusqu'à 98 000 $ en 2025. Particularité : un actionnaire majoritaire, généralement exclu de l'assurance-emploi, cotise quand même au RQAP sur son salaire — et peut avoir droit aux prestations parentales.
  • L'abattement du Québec. L'impôt fédéral de base est réduit de 16,5 % pour les résidents du Québec, en contrepartie de taux provinciaux plus élevés (jusqu'à 25,75 %). Le taux marginal supérieur combiné atteint 53,31 % sur le salaire.
  • Les crédits de dividendes québécois. Un dividende non déterminé est majoré de 15 %, puis le Québec accorde un crédit de 3,42 % du montant majoré (11,7 % pour un dividende déterminé, majoré de 38 %). Au taux marginal supérieur, un dividende non déterminé est imposé à 48,70 % et un dividende déterminé à 40,11 % — voyez la différence entre dividendes déterminés et non déterminés.

Quand le salaire l'emporte

Le salaire crée des droits REER (18 % du salaire, jusqu'à 32 490 $ en 2025), bâtit votre rente du RRQ et constitue une dépense déductible pour la société. Il facilite aussi la preuve de revenu pour une hypothèque. Détail propre au Québec : un actionnaire payé uniquement en dividendes n'ajoute aucune heure rémunérée au critère des 5 500 heures, qui conditionne le taux réduit de 12,2 % pour les petites entreprises.

Quand les dividendes l'emportent

Les dividendes évitent entièrement le RRQ et le RQAP — environ 14 % de cotisations combinées (employé et employeur) sur la tranche de salaire sous 71 300 $. Ils laissent souvent plus d'argent net immédiat lorsque vos besoins sont modestes ou irréguliers, que vos droits REER sont déjà comblés ou que vous touchez déjà un salaire d'une autre source. En contrepartie : aucune rente, aucun droit REER, aucune prestation du RQAP.

Pourquoi la réponse change selon le revenu

Le régime vise l'« intégration » : à revenu égal, salaire et dividendes devraient produire un impôt total semblable — voir l'intégration fiscale. En pratique, elle est imparfaite et l'écart bouge avec le revenu. Sous le maximum des gains admissibles (71 300 $), chaque dollar de salaire supporte le plein poids du RRQ : c'est là que les dividendes devancent le plus souvent. Au-delà de 81 200 $, le RRQ ne prélève plus rien à la marge et la déduction REER vaut jusqu'à 53,31 % — le salaire reprend de la valeur. Et au-delà de 500 000 $ de bénéfice, la société paie le taux général combiné de 26,5 %, ce qui ouvre la porte aux dividendes déterminés, moins imposés entre vos mains. Trouver le bon dosage, c'est exactement le travail de la planification fiscale.

Optimisez votre dosage de rémunération

Le choix salaire/dividende influe sur vos impôts, votre rente et vos droits REER. Un CPA de Stamped peut modéliser votre situation exacte.

Foire aux questions

Le RRQ coûte-t-il plus cher que le RPC ?

Oui. En 2025, l'employé et l'employeur versent chacun 6,40 % (RRQ) contre 5,95 % (RPC), soit environ 305 $ de plus par année de chaque côté au maximum. Un salaire coûte donc légèrement plus cher en charges sociales au Québec qu'ailleurs au Canada.

Les dividendes évitent-ils le RRQ et le RQAP ?

Oui, aucune cotisation n'est prélevée sur un dividende. En échange, vous n'accumulez ni rente du RRQ, ni droits REER, ni prestations du RQAP. L'économie immédiate a un coût à long terme.

Un actionnaire majoritaire cotise-t-il au RQAP ?

Généralement oui, sur son salaire — même s'il est exclu de l'assurance-emploi. Le RQAP s'applique au salaire versé à un actionnaire peu importe le nombre d'actions détenues. Les dividendes, eux, n'y sont pas assujettis.

L'abattement du Québec réduit-il vraiment mon impôt ?

Il réduit l'impôt fédéral de base de 16,5 % pour les résidents du Québec, mais les taux provinciaux plus élevés compensent en grande partie. La calculatrice l'intègre déjà dans les résultats.

Salaire ou dividendes selon votre situation