Rencontre avec Alex Gagné, CPA, M. Fisc.
Notre Directeur Principal, Fiscalité partage sa vision de la fiscalité moderne pour les PME canadiennes.

Quand l’expertise fiscale d’un grand cabinet rencontre la vitesse d’une plateforme technologique.
Chez Stamped, nous croyons que les meilleurs outils technologiques ne valent rien sans des experts humains de calibre pour les animer. C’est pourquoi nous vous présentons aujourd’hui Alex Gagné, CPA, M. Fisc., la personne qui veille chaque jour à ce que nos clients obtiennent le meilleur conseil fiscal possible, au bon moment et sans friction.
1. Alex, peux-tu te présenter et nous parler de ton parcours professionnel?
Bien sûr! Je viens de Valcourt, en Estrie, et j’ai fait mon chemin jusqu’à HEC Montréal pour mon BAA en comptabilité. De là, j’ai voulu aller le plus loin possible dans la spécialisation : j’ai fait le programme national CPA en parallèle avec la Maîtrise en fiscalité à temps plein à l’Université de Sherbrooke, et j’ai réussi l’Examen Final Commun en septembre 2017. Mon premier vrai poste en fiscalité, c’était dans un grand cabinet dès octobre 2017, où j’ai gravi les échelons de Tax Senior à Tax Manager, puis Senior Tax Manager, sur une période de plus de 8 ans au total. Entre les deux, j’ai fait un détour en entreprise comme Finance Manager, ce qui m’a donné une perspective très différente : celle de quelqu’un qui travaille à l’intérieur d’une entreprise et qui comprend les enjeux financiers de l’intérieur. Finalement, en décembre 2025, j’ai rejoint Stamped comme Directeur Principal, Fiscalité, et c’est là que je suis aujourd’hui.
2. Tu as passé plus de six ans dans un des plus grands cabinets comptables au monde. Qu’est-ce qui t’a convaincu de faire le saut vers Stamped?
Un grand cabinet, c’est une école extraordinaire. J’y ai appris une rigueur et une exigence professionnelle qu’on ne retrouve pas partout, et j’ai travaillé sur des dossiers fiscaux d’une complexité que peu de CPA voient dans leur carrière. Ce qui m’a amené à Stamped, c’est surtout une opportunité que j’ai vue : et si on pouvait offrir ce même niveau d’expertise fiscale, mais dans un modèle où la technologie prend en charge toute la logistique? Ça m’a semblé être la prochaine étape naturelle dans ma carrière. Mon passage en entreprise m’avait aussi montré à quel point les PME ont besoin d’un partenaire fiscal qui comprend vraiment leur réalité opérationnelle, pas seulement la Loi de l’impôt sur le revenu. Chez Stamped, je peux être ce partenaire-là.
3. Quel est ton rôle exact chez Stamped en tant que Directeur Principal de la Fiscalité?
Je supervise l’ensemble du volet fiscal de nos services : déclarations de revenus corporatives, planification fiscale, optimisation de la structure d’entreprise, et questions de fiscalité pour nos clients qui ont des activités dans plusieurs provinces ou à l’international. Je définis la méthodologie fiscale que notre équipe applique, je valide les positions sur les dossiers complexes, et je suis l’interlocuteur principal pour les clients qui ont des besoins fiscaux spécifiques. Ce qui rend ce rôle unique par rapport à un poste similaire dans un cabinet traditionnel, c’est l’environnement dans lequel je travaille. Les données sont déjà structurées et accessibles dans notre plateforme, les documents sont centralisés, et la collaboration avec les clients se fait en temps réel. Je passe moins de temps à chercher l’information et plus de temps à l’interpréter. Pour un fiscaliste, c’est une différence concrète et quotidienne.
4. La fiscalité, c’est souvent perçu comme un domaine complexe et opaque pour les dirigeants de PME. Comment le rends-tu accessible à tes clients?
C’est un défi que j’adore relever, et je dirais que mon passage en entreprise m’a beaucoup aidé là-dessus. Quand tu travailles comme Finance Manager à l’intérieur d’une entreprise, tu réalises vite que les dirigeants ont des questions très concrètes : est-ce que je paie trop d’impôts? Comment je structure ma rémunération de façon optimale? Est-ce le bon moment pour me verser un dividende ou un salaire? Ces questions sont fiscalement techniques, mais les enjeux derrière sont humains et très directs. Ma job, c’est de répondre dans un langage qui parle aux entrepreneurs, pas dans le jargon d’un mémorandum fiscal de 40 pages. J’avais d’ailleurs déjà pratiqué cette pédagogie bien avant ma carrière professionnelle : pendant mes études, j’enseignais la comptabilité devant des classes de 10 à 50 étudiants comme tuteur. Vulgariser des concepts complexes, c’est quelque chose qui m’a toujours animé.
5. Quelles opportunités fiscales les PME canadiennes ratent-elles le plus souvent?
Il y en a quelques-unes qui reviennent très régulièrement. La déduction pour petites entreprises est souvent mal optimisée, surtout dans les structures avec plusieurs entités. Le crédit d’impôt à l’investissement est aussi souvent négligé, alors qu’il peut représenter une économie significative pour les entreprises qui investissent dans leurs équipements ou leurs infrastructures. Les crédits pour la recherche et développement (RS&DE) sont une vraie mine pour les entreprises tech et scientifiques, mais beaucoup ne savent pas qu’elles y ont droit ou ne documentent pas correctement leurs activités en cours d’année. Et puis il y a tout ce qui touche à la planification de sortie : la vente d’entreprise, l’exonération des gains en capital sur les actions admissibles de petite entreprise. Ce sont des sujets qu’on devrait aborder bien avant que le dirigeant soit prêt à vendre, idéalement plusieurs années à l’avance. Chez Stamped, on cherche à avoir ces conversations proactivement, pas seulement au moment de produire la déclaration annuelle.
6. Comment la plateforme Stamped change-t-elle concrètement ta façon de travailler sur les dossiers fiscaux?
Le changement le plus immédiat, c’est l’accès à l’information. Dans un cabinet traditionnel, préparer une déclaration fiscale commence souvent par une chasse aux documents : états financiers pas encore prêts, relevés bancaires qu’on attend, informations sur les actifs à aller chercher. Chez Stamped, tout ça est déjà centralisé dans notre plateforme. Les données financières sont structurées, les documents sont là, et mon équipe accède à tout ce dont elle a besoin sans perte de temps. Ça me permet d’entrer directement dans l’analyse et l’optimisation. L’autre avantage important, c’est la collaboration en temps réel avec les clients. Si j’ai une question sur une transaction spécifique, je la pose dans la plateforme, le client répond, on avance. Pas de téléphone, pas de courriel perdu dans une boîte de réception. Pour quelqu’un comme moi qui se décrit comme autonome et autodidacte, travailler dans un environnement aussi bien structuré, c’est vraiment libérateur.
7. La Maîtrise en fiscalité, c’est une formation que très peu de CPA complètent. En quoi est-ce un avantage concret pour tes clients?
La maîtrise m’a donné une profondeur d’analyse que le programme CPA de base n’offre pas. On va beaucoup plus loin dans les mécanismes de la Loi de l’impôt sur le revenu, dans la jurisprudence fiscale, dans les conventions fiscales internationales et dans les stratégies de planification avancée. Concrètement pour mes clients, ça veut dire que je peux prendre position avec confiance sur des questions fiscales qui sortent de l’ordinaire, sans devoir référer systématiquement à un spécialiste externe. Ça veut aussi dire que je sais reconnaître quand une situation fiscale interagit avec des enjeux légaux ou financiers plus larges, et je sais quand il faut impliquer d’autres experts. Pour une PME, avoir accès à ce niveau d’expertise fiscale sans payer les honoraires d’un Big Four, c’est un avantage réel et tangible. C’est exactement la proposition de valeur de Stamped.
8. Ton passage en entreprise comme Finance Manager t’a-t-il changé comme professionnel?
Oui, beaucoup. Passer de consultant externe à gestionnaire interne, c’est une transformation de perspective assez radicale. Dans un grand cabinet, tu vois les dossiers de l’extérieur, tu arrives avec tes questions, tu fais ton analyse et tu repars. En entreprise, j’étais dans la machine. Je vivais les processus financiers au quotidien, je participais aux décisions opérationnelles, je comprenais comment une décision fiscale pouvait avoir des répercussions concrètes sur la trésorerie ou sur la planification des opérations. Cette expérience m’a rendu beaucoup plus sensible aux réalités pratiques des entrepreneurs. Aujourd’hui, quand un client me parle d’un projet d’expansion ou d’une acquisition potentielle, je ne pense pas seulement aux implications fiscales : je pense à toutes les dimensions qui vont avec. C’est une façon de conseiller qui est beaucoup plus utile pour les PME.
9. Comment vois-tu l’impact de l’intelligence artificielle sur la pratique de la fiscalité dans les prochaines années?
Je suis convaincu que l’IA va transformer la fiscalité, mais pas de la façon dont certains le craignent. Les tâches de compilation, de vérification de conformité et de préparation des formulaires standard seront de plus en plus automatisées, et c’est une bonne chose. Ça va libérer les fiscalistes pour faire ce que les machines ne peuvent pas encore faire : la planification stratégique, l’interprétation des nouvelles dispositions législatives, le conseil dans des situations sans précédent. Ce que je vis chez Stamped, c’est déjà un avant-goût de cette réalité. Notre IA prend en charge la partie mécanique, et moi je consacre mon temps à chercher des opportunités d’optimisation que le client n’aurait jamais trouvées seul. Le fiscaliste de demain sera davantage un stratège et un communicateur qu’un technicien des formulaires. Personnellement, c’est exactement ce rôle que je cherchais quand j’ai rejoint Stamped.
10. Un message pour les dirigeants de PME qui gèrent encore leur fiscalité de façon réactive plutôt que proactive?
Je les comprends complètement. Quand on dirige une entreprise, la fiscalité passe souvent en dernier sur la liste des priorités. On s’en occupe quand on y est forcé, c’est-à-dire au moment de produire les déclarations. Mais c’est là qu’on laisse de l’argent sur la table. La planification fiscale doit se faire en cours d’année, au moment où les décisions d’affaires se prennent. Est-ce que j’achète cet équipement cette année ou l’an prochain? Est-ce que je me verse un boni avant la fin d’exercice? Est-ce que ma structure corporative est encore optimale pour ma situation actuelle? Ces questions ont des réponses fiscales qui peuvent faire une vraie différence sur le net dans les poches du dirigeant. Chez Stamped, mon rôle c’est d’être ce partenaire proactif qui anticipe ces questions avant qu’il soit trop tard pour agir. C’est toujours avec plaisir que j’échange avec des entrepreneurs qui veulent prendre le contrôle de leur fiscalité.